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[Writing 201 : Poetry] : le bilan

Vendredi soir s’achevait le cours de poésie dispensé par la Blogging University. Voici le compte rendu de mon expérience.

Une approche décomplexée de la poésie

Pendant deux semaines, Ben Huberman -un des éditeurs du Daily Post de WordPress- envoie un mail tous les matins. Ce mail contient une brève introduction au thème du jour, une explication de la figure littéraire à utiliser dans le poème du jour et la présentation d’une forme poétique. Les explications sont illustrées par des exemples de textes récents (des textes de Jon Bon Jovi, Beyonce, Snoop Dogg, Eminem, Katy Perry).
Le but est bien de décomplexer les participants en leur montrant des exemples familiers – pour les anglophones, soit – qui ne les forceront pas à se comparer aux maîtres de la poésie classique.

 

Des outils en ligne pour aider les participants

Essayer de faire de la poésie de nos jours présente un immense avantage. Il y a de multiples outils en ligne qui nous permettent de compter les mots, les syllabes, de trouver des rimes. Des liens vers ces outils sont fournis dans les mails qui sont envoyés aux participants. Encore une fois, les moyens sont mis en place pour contrer tout complexe que pourrait avoir un participant.

 

2 semaines d’exercices quotidien variés

Au cours de W201: Poetry, la poésie est abordée selon 3 angles : la forme, la figure de style, le thème. Tout est totalement libre. Un participant peut décider de faire ou non un exercice, de tenter d’écrire un poème qui réunira les trois critères ou pas.

Chacun des trois paramètres change tous les jours : on n’a pas le temps de s’ennuyer. le rythme peut paraître soutenu, d’autant plus que certains exercices sont compliqués et nécessitent quelques heures de réflexion (écrire un sonnet par exemple).
L’inspiration ne se commande pas, le lyrisme poétique encore moins. Cependant, le rythme quotidien est parfait pour s’imprégner de l’ambiance poétique et rester concentré pendant toute la durée du cours.

 

Un durée trop courte

Le seul inconvénient de ce cours est sa durée : deux semaines. C’est à peine le temps qu’il faut pour mettre en route le muscle poétique et lorsqu’il commence à devenir performant et faciliter le travail de composition de poème, le cours s’arrête. Il faudrait qu’il dure 4 semaines, afin que les participants puissent sentir les bénéfices de leurs efforts des 2 premières semaines.

 

Un point commun à tous les cours de la Blogging University

Ce cours, comme tous les autres de la Blogging University est basé sur le principe qu’on en apprend en faisant soit même. L’éditeur de WordPress qui anime le cours est surtout là pour nous guider et encourager les échanges entre les différents blogueurs.

Car c’est un cours qui s’adresse avant tout  à ce qui ont un blog. En effet, chacun peut partager son travail sur le site du cours “The Commons”. Ce partage se fait exclusivement sous forme de lien. Les partages de textes intégraux sont systématiquement supprimés par les éditeurs.

Les participants sont invités à cliquer sur les liens postés par les autres et à commenter de manière spécifique et constructive. C’est une des grandes qualités de la Blogging University, les trolls et autres harceleurs n’y ont pas leur place. Le résultat est immédiat : les participants sont placés dans une ambiance de confiance et de respect mutuel qui leur permet de prendre des risques.

 

Mon bilan

Cette session de W201: Poetry était ma deuxième. La première fois, j’ai du abandonner en cours de route. Cette fois-ci je me suis accrochée et j’ai répondu à tous les exercices. Je finis donc cette session avec 10 nouveaux poèmes à mon actifs. Je ne suis pas dupe, la plupart ne sont pas des chef d’oeuvres mais ils m’ont permis d’essayer des outils d’écriture dont je ne me servais pas avant.

9 signs you’ve got Writing 201: Poetry hang over

Last writing 201 : Poetry session ended only days ago but you already feel like something is missing. Yo u might have entered post W201: Poetry Blues.  Here are a list of symptoms you can check to establish you own diagnostic.

1 : You dread the absence of your poetry assignment when you check your emails

no-new-messages

2 : Now you count syllables and talk in rhymes
3 : You listened to Bon Jovi and Beyonce’s entire repertoire
4 : Your shopping list is now an enumeratio
5 : All your argumentative emails are written following the the theme/form/device plan
6 : You tried to customize the course’s logo with a quill
7 : You mistakenly call the course Poetry 101
8 : You checked on the Daily Post if there is already a date for next Writing 201: Poetry session
9 : You’re reading this list

My suggested cure ? A daily dose of Haikus for starters. You’ll find plenty of poetry challenges in the events section of the Daily Post.

[Writing 201 : Poetry] Poetry daily dose shortage

Feeling creative, moody, I needed to write
Tried Poetry with blogging university
Two weeks full of stanzas and rhymes intensity
We used the commons to share our poetic bites

Ten poems, ten forms, writing kept us up at night
Themes were our guides in the art of word smithery
Forms our great sheaths allowing us to carry
Images, these poetic weapons with great might

Behold, young poet posting texts on your weblog
How powerful ammunitions really are
Underling, hammering words out of the fog

Of your brain. But now, the fight has come to an end.
We, attendees find ourselves completely desperate
No poetry daily dose will ever be sent.

Please promise us Ben, this course will happen again.

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7JR1-SF8B-ODMO-KBZG

Without a proper stash, they won’t last

Garlic, Basil, zucchinis and prosciutto
Made my day with baked potato.

When all the supplies fill my refrigerator
It’s time to spread the delicious odor.

Picking, slicing, seasoning, cooking
Feeding and my boyfriend pleasing

Made my breakfast , my lunch, my diners
Until the day I lost all my refiners.

Spices, aromatic herbs, oils, vinegars,
All at once slipped through my fingers.

Delicious meals from Sundays past,
Without a proper stash, they won’t last.

[Writing 201 : poetry] Sandy Jane, Milly and Violet

There was a man so sour
He got to live by the hour

7:00 Coffee and a prayer
8:00 Tax fees and a checker
9:00 Toffee for the fox terrier
10:00 dishes, papers
and dog by the drawer

Than came little Sandy Jane
Anything but mundane
Dresses, shoes and flashes
She lived like a princess

Free to go, laugh and sing,
Then haul all night long
Till the very morning

Rigid man thought
His case was solid
Sued her in court,
Stood there rigid.

Clock on mind,
He arrived at seven
With coffee to grind
Papilla’s Heaven

Court door locked
Daily schedule blocked
Imagine his surprise
When he saw Sandy
Laying her big eyes
On her dear hubby

The one and only judge
With an obvious grudge
And a hammer named Milly

The neighbor he never met
Destroyed his planet,
His plans, and anxiety net;

Too bad sour man thought
I haven’t told them about
My axe named Violet.

[Writing 201] A real festival in cold states of mind.

One more day of warm sunlight I ask
Before the faces wear their winter mask
To protect them from Fall before the hour.

Everybody thinks the hour before
The fall of temperature has arrived,

I face the many fabrications
though the mist of my imagination,

A real festival in cold states of mind.

[Writing 201 : Poetry] The very reason my husband and I went to Mauritius

I discovered this poem when I was 15 and Immediately fell in love with it. I love the images, I love the rhythm I love the sensation that still lingers with you after reading this poem : your imagination travelled to some dream place that actually exists.

I had always wanted to go and see this wonderful place for myself : Mauritius. My husband made me the great pleasure to take me there for our honeymoon.

I love how Baudelaire opposes the words in these lines :

There all is order and beauty,
Luxury, peace, and pleasure.

The meanings seem opposed but each word compliments the others. The rhythm enforces the feeling of something throbbing and lingering. It’s quite impossible to forget these two line once you’ve read them.

L’invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
— Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Charles Baudelaire

And the best English translation I’ve found

Invitation to the Voyage

My child, my sister,
Think of the rapture
Of living together there!
Of loving at will,
Of loving till death,
In the land that is like you!
The misty sunlight
Of those cloudy skies
Has for my spirit the charms,
So mysterious,
Of your treacherous eyes,
Shining brightly through their tears.

There all is order and beauty,
Luxury, peace, and pleasure.

Gleaming furniture,
Polished by the years,
Will ornament our bedroom;
The rarest flowers
Mingling their fragrance
With the faint scent of amber,
The ornate ceilings,
The limpid mirrors,
The oriental splendor,
All would whisper there
Secretly to the soul
In its soft, native language.

There all is order and beauty,
Luxury, peace, and pleasure.

See on the canals
Those vessels sleeping.
Their mood is adventurous;
It’s to satisfy
Your slightest desire
That they come from the ends of the earth.
— The setting suns
Adorn the fields,
The canals, the whole city,
With hyacinth and gold;
The world falls asleep
In a warm glow of light.

There all is order and beauty,
Luxury, peace, and pleasure.

— William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)