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10 livres qui m’ont marquée (+1), un tag de Laure-Isabelle sur Facebook

Lundi dernier, Laure-Isabelle – ML du Nanowrimo français, m’a taggée sur Facebook sur ce post-là. L’idée était de partager 10 livres qui nous ont marqué, sans réfléchir, sans jugement de qualité. Il fallait aussi tagger 10 personnes à son tour mais puisqu’elle a déjà nominé une grande partie des personnes que je connais et qui seraient intéressées, je passe ce billet sur mon blog.

Des auteurs anglo-saxons

11 titres me sont venus à l’esprit, tous écrits par des auteurs anglo-saxons. Ce résultat n’est pas étonnant. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours eu une préférence pour les auteurs anglo-saxons, au grand désespoir de ma mère et de mes profs. J’ai toujours assumé. Ecrire une dizaine de pages sur une fissure dans une table n’a jamais eu aucun intérêt à mes yeux et n’en aura probablement jamais aucun. Flaubert, c’est en partie de ta faute si je n’aime pas vraiment la littérature française classique.

Dans ma liste, je note également la diversité des genres. Il y a un certain écart entre les soeurs Brontë, Jane Austen et Cormac Mac Carthy. J’aime cette diversité et je suis prête à lire à peu près n’importe quel genre pour peu que ce soit bien écrit et pas rébarbatif (oui Henry James, je parle de toi, entre autres.)

La liste

Voici la liste des 10 livres +1 qui m’ont marquée :

– Jane Eyre de Charlotte Brontë
– Les Hauts de Hurlevent d’Emily Emily Brontë
– Orgueil et Préjugés de Jane Austen
– Raison et Sentiments de Jane Austen
– La route de Cormac Mac Carthy
– No country for old men de Cormac Mac Carthy
– Sherlock Holmes (omnibus) de Sir Athur Conan Doyle
– Autant en emporte le vent de Margaret Michell
– Quitter le monde de Douglas Kennedy
– La poursuite du bonheur de Douglas Kennedy
– Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patate de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Ne figurent pas dans cette liste mais que j’aime tout de même :
Les Harry Potter, La série des Anne aux pignons verts de Lucy Maud Montgomery, William Makepeace Thackeray (la plus grande langue de pute littéraire que je connaisse cf Le bucher des vanités), John Grisham.
Il y a aussi des français, plus rares mais j’en parlerai dans un autre post.

Et vous, quels sont les livres qui vous ont le plus marqués, comme ça, on top of your mind ?

“The Thousand Dollar Tan Line” par Rob Thomas et Jennifer Graham

10 ans après le début de la série télévisée, Veronica Mars est retournée à Neptune. Elle a repris Mars investigations avec l’aide de son amie Mac, geek surdouée et hackeuse extraordinaire. Pendant le Spring break, Hayley Dewalt est portée disparue et Véronica est engagée mener l’enquête.
Difficile d’en dire plus sans révéler de spoilers.

D’une manière générale, le côté “mystère et enquête” du livre est très bien mené. Les rebondissements et les fausses pistes s’enchaînent de manière fluide, accrochant le lecteur jusqu’à la dernière page.
L’histoire est écrite du point de vue de Veronica, ce qui permet de suivre son raisonnement et son ressenti. Le ton du livre regorge de ses commentaires acérés et acerbes qui raviront les fans de la série.

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Garder le cap en cours d’écriture : Magna Carta et mémento de motivation

Ecrire une histoire demande de la motivation, de la persévérance et de l’inspiration. Eviter que son histoire ne dévie est également un défi de tous les instants. Il existe des manières assez simples de veiller à rester dans les rails sans devenir parano.

Créer sa Magna Carta

 

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Chronique : Sexe, lies and online dating de Rachel Gibson

J’aime lire tout style de livres : essais et romans, dans beaucoup de genres différents. Sachant que toutes les histoires ne peuvent pas être de la même qualité, je tombe de temps en temps sur des perles, ou sur des textes qui me rappellent que la qualité principale pour être publié n’est ni le talent, ni la maîtrise des techniques de narration mais bien la persévérance. Le texte en italique est ma voix off.

Le livre dont je vais vous parler est écrit par une auteur qui a été plusieurs fois publiée. Ses livres sont bien placés dans les classements de vente de Facebook et son terrain de jeu habituel est l’écriture de  romances avec des joueurs de Hockey.

Sex lies and online dating est sa première incursion dans le domaine de la romance policière.

L’histoire

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« Plot Point 1 ! » ou la malédiction du lecteur de Stein et consorts.

Il y a quelques jours , bien installée au chaud de mon lit , savourant un polar, ma voix interne s’est écriée « Plot Point 1 » et je n’ai plus réussi à me replonger dans l’histoire. Im-po-ssi-bleuh.

Plot Point quoi ?

Plot Point 1, ou l’un des tournants de l’histoire, identifié dans beaucoup de livres consacrés à la structuration des romans comme le moment où le protagoniste n’agit plus en réaction à quelque chose mais devient proactif car il est poussé par un événement à prendre les mesures ad hoc pour se sortir de la merde de l’embarras.

J’ai lu plusieurs de ces livres et je pensais sincèrement avoir oublié 95 % de leur contenu. Apparemment, ce n’est pas le cas. Les connaissances théoriques que j’ai pu acquérir en lisant Stein, Lukeman, Card et les autres bons samaritains du creative writing ont ruiné ma soirée de lecture (ce qui n’est pas anodin- en ce qui me concerne c’est un casus belli au même titre que me piquer mes Danette).

Pourquoi, mais pourquoi je continue de lire ces livres ?

Parce que c’est dans ma nature. Parce que je lis tout ce que je trouve sur les sujets qui m’intéressent, parce que je suis toujours à la recherche d’un moyen de m’améliorer en termes d’écriture et, de préférence, dans un livre.

Aussi parce que j’aime la diversité des points de vue proposés dans les différents livres de creative writing et que cela me permet de me forger ma propre opinion.

Concrêtement, qu’est-ce que j’en fais ?

Dans un premier temps, je les lis, je les anote, je les relis et puis je les range sur l’étagère de ma bibliothèque qui leur est réservée. Et ensuite, j’essaye d’oublier leur contenu – plus ou moins consciemment – je prends du recul, surtout je prends du recul. Il n’y a rien de pire que d’être en train d’écrire une scène et de se bloquer parce qu’on a pas respecté une règle contenue dans le dernier guide d’écriture qui nous est passé entre les mains.

D’ailleurs, tous les livres de creative writing n’édictent pas des règlent.

Finalement, qu’est-ce que ça m’apporte ?

Honnêtement, beaucoup de choses.

  • J’ai fini par comprendre la différence entre l’histoire et son plot. Ce n’était pas une mince affaire.

  • J’ai pu apprendre et appliquer des méthodes qui m’aident au quotidien.

  • J’ai découvert qu’il n’y a aucune vérité absolue en ce qui concerne l’écriture en dehors de “ si tu veux que ton histoire soit écrite, assieds-toi et mets-toi au boulot”. Ce qui existe, ce sont surtout des conseils qui nous conviennent – ou pas.

  • Je me suis constituée une petite bibliothèque de livres de références, largement soulignés, annotés, cornés et recouverts de post-its.

  • Je me sens moins seule face à mes problèmes existentiels. En fait, ils sont partagés par tellement de personnes que des auteurs écrivent des livres pour proposer des solutions.

  • J’apprécie encore plus les livres bien écrits.

Les inconvénients ?

  • Lorsque je lis un livre sur l’écriture, je ne suis pas en train d’écrire.

  • Lorsque je lis un livre de fiction, mes connaissances théoriques en matière de creative writing prennent rapidement le dessus sur le pacte fictionnel et je passe plus de temps à analyser le texte qu’à en profiter.

  • Je ne regarde plus ni les séries ni les films de la même manière. J’aimais être bon public, avant.

Mon article précédent sur les livres de creative writing

Petite typologie des différents types de livres de creative writing

J’adore lire des livres sur le creative writing. La plupart sont en anglais – les quelques traductions proposées en français m’ont rarement satisfaite.  Au fil de mes lectures, j’ai défini une typologie de ces livres selon ma propre logique : elle est parfaitement discutable mais elle a le mérite de me permettre de m’y retrouver plus facilement.

Les retours d’expérience : certains écrivains célèbres ont partagé leur expérience de l’écriture sous forme de mémoires, avec plus ou moins de réussite. L’un de mes préférés est celui de Steven King “On writing”. Il explique sa vision personnelle et aussi qu’il écrit 2 000 mots par jour, tous les jours.

Le Premier livre de Chris Baty – fondateur du NaNoWriMo « No Plot No Problem » entrerait dans cette catégorie si ce n’était pas un OVNI. En effet, il propose à la fois des anecdotes sur le NaNo et des conseils d’écriture.

Dans l’année, j’aimerais lire celui d’Ursula Le Guin. Je passe sous silence les quelques ouvrages qui entrent dans cette catégorie et dont la mauvaise qualité semble faire l’unanimité.

Les guides pour néophytes : ils abordent le creative writing sous forme de chapitres thématiques qui se terminent par des exercices pratiques. J’en ai lu beaucoup, je n’ai pratiquement jamais fait les exercices. J’aime bien la collection Write Great Fiction aux éditions Writer’s Digest Books.

L’un de mes préférés, publié par le même éditeur, dans une collection différente, est “Make a Scene”. Il permet de bien comprendre la fonction de l’entité “scène” et sa place dans les chapitres d’un roman.

Les ouvrages de réflexion générale : ils abordent les mêmes sujets que les guides pour néophytes mais ne proposent pas d’exercices pratiques. Ils fourmillent d’exemple de ce qui est considéré comme de la bonne prose, tirés de la littérature ou de scenarii. Dans cette catégorie, j’aime beaucoup les livres de Noah Lukeman, agent littéraire américain, qui leur donne un côté très pratique. Je suis actuellement en train de lire “How to grow a novel” de Sol Stein mais je ne suis pas toujours d’accord avec lui, notamment sur la nécessité de “frustrer” les attentes du lecteur.

Les “formula books” : ils proposent des méthodes toutes faites pour produire le prochain best-seller mondial et sont en général très mal considérés, à tel point que nombre de 4e de couverture de livres de creative writing commencent par “ceci n’est pas un formula book”. Personnellement, je les adore. Ils proposent souvent des “trucs” très concrets que je peux tester assez rapidement. Toutefois, je préfère les livres qui expliquent une méthode de travail plutôt que des livres qui vous donnent la recette miracle d’un Best Seller. Le dernier en date que j’ai lu est « From 2k to 10k » de Rachel Aaron. Il donne des pistes pour augmenter sa production quotidienne qui sont loin d’être bêtes.

Il  me semble que la lecture de formula books est à déconseiller absolument aux nouveaux auteurs qui ne sauront pas prendre assez de recul vis à vis de leur contenu. Il vaut mieux commencer par les recueils de writing prompts, qu’on trouve facilement dans les rayons jeunesse des librairies.

Petit bémol

La grande majorité des livres de creative writing sont écrits et publiés par des auteurs anglophones. Ils mettent en avant ce qui est valorisé dans leur culture. Par exemple, beaucoup d’auteurs américains recommandent de faire vivre au lecteur une expérience qui le sortira de son quotidien, qui aura une dimension extraordinaire. Or, la littérature générale française plébiscite souvent les romans du quotidien, les personnages comme monsieur tout le monde. Je pense notamment aux Déferlantes, aux romans d’Olivier Adam, à ceux de Michèle Barbery. Encore une fois, il me semble qu’il faut savoir choisir ce qu’on retient de ces lectures.

De plus, les livres de creative writing n’abordent souvent qu’une seule forme le roman. Les formes un peu plus exotiques telles que les romans épistolaires sont très souvent laissées de côté. Croire et appliquer à la lettre ce qu’ils préconisent peut apporter une amélioration de son écriture dans un premier temps mais il ne faut pas oublier qu’il existe de multiples façons de raconter une histoire, de construire un roman ou simplement de partager son univers avec le lecteur.

RDV dans le prochain article qui détaillera un peu plus ce que les livres de Creative Writing m’apporte et leurs inconvénients.