Ma ligue personnelle de conteurs extraordinaires

Dans un article collectif,  Live to write – Write to live Blog a demandé à ses lecteurs quelles étaient leur premières influences littéraires et est-ce qu’elles nous influencent encore en tant qu’auteur.

Voici ma réponse.

Alice_in_Wonderland

J’ai toujours été fascinée par les auteurs anglais des 18e et 19e siècles. Aussi loin que je puisse me souvenir. Mes premiers livres étaient des Beatrix Potter, et j’ai lu Alice au pays des merveilles à l’âge de 10 ans. Je dévorais Les Hauts de Hurlevent à 12 ans alors que mes copines  dévoraient des Harlequins

Ce penchant ne m’a pas aidé à l’école car je refusais catégoriquement de lire des classiques français à l’école. Au mieux, je les trouvais ennuyeux. La plupart du temps, je trouvais leur lecture laborieuse voire douloureuse.

Lorsque nous étions supposés lire Zola, Flaubert et Rousseau, j’avais envie de bailler à me décrocher la mâchoire. Seuls Jules Verne et Alexandre Dumas éveillaient ma curiosité. L’un était un auteur d’anticipation, l’autre était très controversé en son temps. Autant dire que mes profs faisaient la gueule. C’est bien dommage.

J’ai compris plus tard pourquoi je n’aimais pas les classiques français : la narration. Les auteurs Anglais semblaient toujours courtiser le lecteur, pas les français. Bien sûr un tel jugement résultait uniquement d’un manque de connaissance de ma propre culture. J’ai depuis découvert de nombreux auteurs français qui m’ont passionnée.

L’autre chose qui m’a éloignée des classiques français était la façon dont les professeurs les présentaient en classe. Dans Le cercle des poètes disparus, vous vous souvenez du professeur Keating qui parle pour la première fois de Shakespeare en cours et de sa caricature d’un acteur pédant ?
Ennuyeux à mourir, repoussant et très proche du paroxysme de la stupidité dans mes yeux d’adolescente.

Je m’échappais  avec Austen, les soeurs Brontë, Dickens et Conan Doyle. Thackeray et Shakespeare faisaient aussi partie du club : ma ligue personnelle de conteurs extraordinaires.

Leurs histoires emballaient les battements de mon coeur, me faisaient manquer mon arrêt de bus ou ma station de métro. Plus tard, en tant qu’étudiante, j’ai même fait en sorte de terminer mes examens plut tôt afin d’avoir du temps pour lire. Combien de fois ai-je préféré rester lire chez moi au lieu de sortir m’imbiber de shots au rhum (très à la mode lorsque j’étais étudiante) ?

Ces auteurs ont toujours une grande influence sur moi aujourd’hui. Ils ont fait de moi la lectrice et l’auteur que je suis aujourd’hui.

J’adore la romance drôle et bien écrite, même si je ne lis pas de Chick lit de manière régulière. Je lis et relis mes préférés afin de comprendre comment leur magie opère.

En tant qu’auteur, je ne trouve rien de plus drôle que d’envoyer mes personnages sur des chemins semés d’embûches et de catastrophes. Parfois, j’exagère un peu, je sais.

sherlock2

Les mystères, les personnages imparfaits, l’impertinence et la répartie me captivent dès que le les aperçois. J’essaye humblement de les inclure dans mes histoires et ce n’est pas étonnant si je suis une très grande fan des séries Veronica Mars et Sherlock.

Et bien sûr, tout ce qu’écrit Aaron Sorkin est de l’or à mes yeux. Je lui consacrerai un article spécifique.
Des histoires épiques, du sang, des vies ruinées, des sagas familiales traversant les années et les continents*. Oui, cela inclue maintenant Le trône de Fer et les séries écrites par Robin Hobb et bien sûr Harry Potter (écrit par une auteure anglaise, oui).

 

* Bien sûr que c’est une référence à Veronica Mars

soda_pop

3 réflexions sur “ Ma ligue personnelle de conteurs extraordinaires ”

  1. Vraiment vous m’avez etonnez! J’ai passe six ans a la Sorbonne (1960-64) Geneve et Pisa (64-66) en gagnant mon LesL et puis un D.Filosofia en histoire du moyen age et puis l’hagriographie. Hugo, Gautier, Manzoni, et surtout Pirandello m’avais passione, mais les Thackery,Meredith, Elliot etc ont fourni mes cauchemares a l’ecole en Angleterre entre 1957-60. Dickens, Shakespeare et les contes de Chaucer, sont les plus grands oeuvres anglais, d’accord, mais quand je pouvais lire Dante, Boccacio, Petrarch et Cervantes en Italian et Espagnol, les auteurs mediterraneanes ont devenus mes dieux literaires.. Curieux, qoi?. Je suis Anglais et vous, Duchesse, Francaise! Plus ca change plus c’est totalement different!! Ciao. Anton

    1. Je pense que tout dépend de la manière dont les enseignants présentent les classiques. Si on ajoute le contexte de l’école et de la contrainte, il me semble logique que les élèves se détournent de leurs classiques nationaux pour s’ouvrir à ceux d’autres pays. Le meilleur exemple français : Madame Bovary de Flaubert. Les petits français détestent ce roman étudié en cours, une grande partie des anglo-saxons que je connais le vénèrent. Allez comprendre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s