Un mois, un nouvel ordinateur, un déménagement

Cela fait presque un mois que je n’ai pas posté sur le blog. Chaque jour je me promets de le faire et chaque jour, je suis retenue par des montagnes de tâches et d’obligations.

Forcément, le temps passe, forcément je m’en veux et forcément, de plus en plus de choses à faire viennent s’ajouter à ma To Do list. GGGGrrrrrrr

Ce soir, WordPress m’a envoyé une alerte. J’ai regardé la date de mon dernier post et tout à coup Janice de Friends est apparue dans ma tête, avec sa voix de canard. Oh mon dieu.

janiceOMG

Un point sur la situation s’impose donc.

Mon contrat de travail s’est arrêté le mois dernier et au lieu de disposer de plus de temps pour l’écriture, je suis partagée entre les démarches administratives (qui ne connait pas la joie de l’inscription à Pôle Emploi et de ses ateliers d’information ignore un des éléments fédérateurs d’une partie grandissante de la population), les démarches concernant ma fille en regard de ses allergies, mon changement d’ordinateur et, nous venons d’en avoir la confirmation, notre déménagement à Lyon dans moins d’un mois. Bien sûr, en parallèle, je cherche une nouveau job. Après avoir fait des démarches sur la région parisienne, je dois tout recommencer sur Lyon. Yeah.

emmastone

Conséquence de tout cela, je suis constamment par monts et par vaux et rarement disponible pour écrire.

J’ai passé la semaine dernière à Lyon pour chercher un appart, j’en ai visité quinze et je suis repartie avec plus d’inquiétudes que de certitudes concernant notre futur chez nous. En effet, les appartements familiaux du genre T3/4 ne sont rentables pour les proprios que dans le cadre d’une collocation.

Ceux qui restent disponibles sur le marché à cette période de l’année sont soit dans un état proche du taudis, soit anciens – donc bruyants-, soit décorés avec une absence de goût qui frise l’irréel.

J’ai du accepter de ne pas cocher toutes les cases de notre barème, j’ai du accepter de faire le deuil d’un coup d’un coup de coeur qui aurait projeter une aura positive sur notre futur emménagement, j’ai du accepter de prendre des risques.

Beurk.

loreleicontrol

Bonjour, mon nom est la Duchesse d’Erat et je suis une control freak.

Même en ayant déposé deux dossiers, fournis tous nos justificatifs et ceux de nos cautions, je suis toujours en attente d’une réponse, sachant qu’on m’a bien fait comprendre que de n’était pas gagné.

En tapant ces mots, j’ai une pensée très forte pour toutes les personnes qui recherchent également un appartement et qui n’ont pas la chance d’avoir un dossier aussi bon que le nôtre. Le marché de l’immobilier est devenu extrêmement difficile pour les locataires, ouvrant tout un champ d’abus pour les bailleurs.

Les grosses agences ne se privent pas pour vous poser des questions sur votre vie privée (vous comptez avoir un autre enfant ?), sur votre profession, celle de vos cautions… La plupart essaient de vous faire payer l’intégralité des frais de l’Etat des lieux et certaines veulent même vous faire payer des frais pour garder votre dossier à jour !

Quant aux particuliers, ce n’est pas mieux. Entre les remarques clairement racistes, les annonces mensongères, ceux qui vous demande des relevés de comptes et ceux qui ne vous ouvrent même pas la porte, il y a de quoi devenir dingue.

Les points positifs dans tout cela sont que je suis amoureuse de mon iMac, que ma fille va enfin pouvoir faire son test de réintroduction en milieu hospitalier (2 ans d’attente, plusieurs allergos je-m’en-foutistes et une montagne de conneries entendues pour en arriver là) et que nous allons nous rapprocher de notre famille (et des grasses mat’- les parents d’enfants en bas âge savent de quoi je parle ;)).

Le point négatif est que je ne peux pas écrire pour l’instant tout ce que je voudrais et ça me met en général de fort méchante humeur. En fait, tout ce qui m’empêche d’écrire me mets de mauvaise humeur.

L’autre point négatif est que je vais m’éloigner de mes amis du NaNoWriMo, ceux avec qui j’ai fait beaucoup de chemin en tant qu’individu et en tant qu’auteur, ceux avec qui je me suis enfin sentie libre d’être moi-même et ceux grâce à qui j’ai pu m’avouer, que « oui, je suis un écrivain » (Bernard Werber y est pour quelque chose aussi mais je vous en parlerai dans un autre post).

Je n’ose même pas imaginer où j’en serais aujourd’hui sans eux.  Ils me manquent tous déjà. J’aimerais bien les emmener dans mes cartons.

L’idée de déménager ne me fait pas peur. Mon mari et moi changeons de logement environ tous les trois ans ; l’idée de me retrouver dans un endroit où personne ne peut comprendre le fait d’être habité par l’écriture me glace le sang.

Certes, il y aura toujours les forums, les chans irc, les conversations sur Hang outs mais cela ne remplace pas un bon brainstorming en live.

J’aimerais me rapprocher de la communauté Lyonnaise du NaNo. Espérons qu’ils voudront bien de moi.