« The point is t…

« The point is there’s always a story. You just have to find it. »

Richard Castle

Scapple : changer le fond

Passé la phase d’extase et d’amour absolu avec Scapple, j’ai rapidement eu envie de personnaliser l’interface et, notamment de la faire ressembler à son logo c’est-à-dire avec une police qui imite l’écriture à la craie sur un fond ressemblant beaucoup à un tableau noir.

Heureusement pour moi, il y a un autre fan de ce logiciel qui a résolu le problème à ma place : Pigfender.

ImageDonc, allez dans le menu du haut et cliquez sur view>show inspector. Lorsque la fenêtre de l’Inspecteur est apparue, vous cliquez sur l’onglet « document » et vous n’avez plus qu’à sélectionner l’image que vous voulez mettre en fond de votre Scapple.

J’ai aussi téléchargé un fond à carreaux pour quand je veux aligner des blocs, c’est plus facile.

Ommwriter : écrire et rien d’autre

ommwriter

J’ai découvert cette application lors de ma préparation du NaNo 2013.  En mal d’interactions avec des êtres humains qui s’occupaient d’autre chose que de comm ou de bébés, j’ai demandé sur le groupe Facebook comment les wrimos se préparaient et quels logiciels ils utilisaient .

Je m’attendais à l’habituel débat opposant Word et Scrivener. A la place,  une foison d’idées à émergé dont celle d’utiliser Ommwriter.

De quoi s’agit-il ?

C’est un logiciel en téléchargement à prix libre qui a pour vocation de créer un environnement où vous serez seul avec votre créativité et n’aurez d’autre choix que d’écrire.

Comment est-ce possible ?

Les créateurs d’Ômmwriter ont misé essentiellement sur trois éléments :

  1. L’occupation de votre écran : le logiciel, un fois lancé est en mode plein écran. Il n’y aura rien d’autre qui viendra vous perturber visuellement.
  2. L’accompagnement sonore : Le menu de sélection placé à droite de l’écran vous permet  de choisir différentes choses, dont l’ambiance sonore de votre session d’écriture. En effet, dès le lancement de l’application, un écran vous informe que l’expérience Ômmwriter est plus complète avec un casque sur les oreilles. Dans la version que j’ai téléchargée, 7 musiques d’ambiance sont disponibles : joyeuse, relaxante, angoissante, etc. Chacune est censée refléter une ambiance dramatique et stimuler votre créativité. De plus, vous pouvez également choisir un bruit associé à la frappe sur votre clavier. Rien à voir avec Write or Die, ces bruits ne suivent pas votre saisie de manière systématique. Ils sont là pour vous accompagner et non pour vous stresser.
  3. La chromathérapie : Les créateurs de cette application affirment avoir travaillé avec des spécialistes de la chromathérapie au cours de la conception d’Ômmwriter. Pendant toutes les sessions où je l’ai utilisé, j’ai apprécié de pouvoir choisir le fond d’écran sur lequel je pouvais écrire , d’autant plus que les couleurs tamisées ne m’ont pas fatigué les yeux.

Les fonctionnalités :

ecranommwriter

1/ le choix de la police
2/ le choix de la taille de la police
3/ le choix de la couleur du fond d’écran
4/ le choix de la musique de fond
5/ le choix du son associé à la frappe du clavier
6/ enregistrer son fichier

La zone de texte est déplaçable sur l’ensemble de l’écran et redimensionnable à volonté.  Je me suis rendue compte que  j’écrivais plus vite si la fenêtre de texte n’était pas trop large. Le réglage que vous apercevez sur la photo est celui que j’utilise.

En dessous de la fenêtre de texte, vous trouverez un compteur de mot très utile. Il suffit de bouger un peu la souris pour qu’il apparaisse.

Pendant la frappe, les pointillés de délimitation de la zone de texte, la barre d’options et le compteur de mots disparaissent. En termes visuels, il ne restent plus que vous et votre créativité.

Concrètement, lorsque j’écrivais sur Ômmwriter pendant le NaNo, il n’y avait plus que moi et mon texte. J’en oubliais très rapidement l’ambiance sonore mais elle avait l’avantage de m’isoler des bruits courants de l’appartement .

J’ai le sentiment que « l’expérience » Ômmwriter m’a parue d’autant plus concluante que j’ai écrit avec un casque sur la tête qui renforçait le phénomène d’isolement de mon environnement.

Mais, il y a toujours un mais…

Il y a toutefois un bémol en ce qui concerne cette superbe application : elle occupe beaucoup de mémoire vive et se bloque sur mon PC et plante dès lors que j’ouvre une autre application (en fait dans mon cas, au moins trois autres : Mozilla, Scrivener  et Excel)

De l’utilisation de ce logiciel, je retiens deux choses : d’une part, que l’expérience d’écrire en immersion sensorielle presque complète est assez enthousiasmante. D’autre part,  qu’il faut tout de même prévoir quelque chose qui vous ‘sortira’ de votre texte. Il m’est arrivé plusieurs fois de continuer d’écrire alors que l’heure de la fin d ‘une Word War avait sonné et que je ne m’en rendais pas compte car j’avais complètement occulté tout le reste.

Pourquoi j’ai planté le NaNo 2012 et pourquoi c’est une bonne chose, finalement

Participant-120x240L’an dernier, c’était mon troisième NaNo. Je l’ai abordé avec pas mal de confiance en moi. Je me disais « tu t’en es tirée les deux premières années dans des conditions plus que difficiles, il n’y a pas de raison que cela change ». J’avais confiance en moi et en mes capacités de raconter une histoire « sur 50 000 mots ».

J’avais tort.

Cet excès de confiance mêlé à une fatigue de plus en plus intense m’ont amenée à négliger ma préparation. J’ai eu un mois de congès maladie de fin septembre à fin octobre et je n’ai pas fait autre chose que des recherches sur une histoire qui m’avait particulièrement touchée. Je me disais que le thème en ferait une bonne histoire et que la partie romancée viendrait d’elle-même. Je pensais également que puisque d’autres le font, je pouvais aussi me lancer dans un NaNo version No Plot No Problem.

Je me trompais.

Rapidement, la charge des journées de travail et des heures de transport a pesée lourd dans la balance entre mon ordinateur et mon lit. D’autant plus que mon poste de travail était loin d’être ergonomique et que le nouveau matelas de mon lit l’était, lui.
J’ai perdu en motivation le jour où je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas vraiment de méchant dans mon histoire, ni de progression des personnages ni d’enchaînement logique.

En fait, il n’y avait pas grand chose.

Un des défis du NaNo réside dans le fait de rester assis devant un écran pendant des heures sur 30 jours . Cela nécessite une sacrée motivation. Elle provient de l’envie de se prouver quelque chose, du besoin de sortir une histoire qui trainait en soi depuis des lustres, du plaisir de raconter une histoire, de tant de sources différentes qu’il est impossible de les nommer toutes ici.
Quoi qu’il en soit, fatigue + douleurs posturales + histoire vide ont résulté en un abandon du NaNo au 18e jour.

Et ça m’a mise en colère de laisser tomber comme ça, presque aussi facilement, du jour au lendemain.

J’ai pris d’abord un jour de repos, puis deux, puis quatre, puis mon retard était tel que je ne me voyais pas fournir l’effort nécessaire pour rattraper la ligne du graphique qui indique qu’on est dans les temps. Alors j’ai simplement arrêter d’écrire pour presque un an. Les événements ont suivi leur cours et je suis arrivée en début d’année 2013 avec une obsession : trouver un sujet de NaNo qui me plaise, qui me touche et bosser dessus.

J’ai donc écumé les sites ressources pour tout écrivant compulsif.
Et c’est en tombant sur theplotgenerator que j’ai eu l’épiphanie : reprendre le plot d’un roman que j’aime (Jane Eyre) et l’adapter dans mon « univers » (romance/steampunk/surnaturel/urbain/enquête).

C’était une idée complètement folle mais si amusante.

J’ai commencé à prendre des notes sur des fichiers note pad, puis j’ai décidé de m’organiser un peu et d’ouvrir un cahier dans lequel jeter, gribouiller, dessiner, écrire toutes mes idées. Avec une trame préétablie, j’ai d’abord réfléchi aux personnages principaux. Jane et devenue Jack, ses cousins horribles et sa tante ont disparu pour laisser la place à Andy, l’oncle de Jack. Un grand voyageur fantasque qui a du cesser de barouder pour élever le fils de son défunt frère.

Et Andy est un fantôme.

Et ainsi de suite. Comme je reprenais les personnages un à un, puis les transposais dans mon « univers », je les modifiais. Grace Pool et madame Fairfax sont devenues un seul personnage : une intendante alcoolique reine de la cascade et de la gâchette. La transposition m’a beaucoup plu mais elle a trouvé ses limites là où ma créativité a eu besoin de soutien : un travail de recherche assez poussé. Période historique, localisation, codes du genre steam punk, codes du genre romance, etc.
Concrètement, cela s’est traduit par un mois de recherches quotidiennes compilées dans Scapple. J’ai passé le mois suivant à travailler sur le plot en lui-même, sur l’enchainement des scènes, sur les rebondissements. Poussée par mon histoire en premier, ses personnages et ma détermination à ne plus jamais ressentir la même rage que l’an dernier, j’ai préparé mon NaNo  avec plus de sérieux et de méthode que je n’en ai eu au cours des trois dernières années.

Somme toute, j’ai appris de mon dernier NaNo.

Mon échec du 3e NaNo m’a aidée à mieux me connaître – je fais partie des wrimos qui ont besoin de préparation, c’est certain  – et à mieux cerner ce qui me motive à écrire  – une histoire vraiment divertissante dans un univers original – après une longue journée de boulot et avec un bon lit qui ne demande qu’à m’accueillir les draps ouverts, dès que ma fille est couchée. J’ai bossé et j’ai lu. Cela m’a beaucoup aidée. Certains des conseils les plus pragmatiques m’ont aidée à avancer. La communauté aussi. La valeur de son soutien est indéniable.

Le NaNo 2012 a aussi laissé des séquelles

Je l’ai senti dès que j’ai commencé à écrire dans la nuit du 31/10 au 01/11, le manque de pratique a été néfaste. Dans mon cas, l’écriture est comme un muscle, j’ai besoin de la faire travailler régulièrement pour avoir des résultats satisfaisants. J’avais un an de retard à rattraper. J’ai facilement couché tout le premier chapitre – 5 000 mots – avant de retrouver mes marques et de me sentir à l’aise, débarrassée de mes phrases de plomb qui collaient à ma narration comme autant de boulets de bagnards.

Ma préparation pour le Nano 2013 : la logistique

L’an dernier, j’ai perdu le NaNo pour deux raisons : j’étais très fatiguée et j’étais mal préparée.  Et je n’ai jamais « digéré » cette défaite. je l’ai ruminée pendant de long mois. Cette année, j’ai donc décidé de mettre toutes les chances de mon côté et cela passait en premier lieu par l’amélioration de mon poste de travail.

    • Le bureau 

J’ai profité de notre déménagement pour faire un premier changement de taille : mettre mon bureau dans une autre pièce que la chambre. Si à chaque fois que je lève le nez, je vois mon lit, il y a 90% de chance pour que je finisse par dormir au lieu d’écrire. Le déménagement m’a aussi permis d’opter pour un plan de travail qui me convient : à la bonne hauteur, large et profond (Rodrigo mon Cylon a maintenant son propre petit espace).

    • Le clavier

J’écris sur un ordinateur portable Toshiba. Le côté pratique est que j’emporte mon manuscrit partout où je veux, je n’ai pas de transfert de fichier ni de versioning à gérer. Le côté emmerdant, c’est le clavier : les touches sont dures. Résultat : j’avais très vite mal aux poignets et aux mains, mon word count me donnait l’impression de stagner. Donc, cette année, J’ai lancé l’opération achat de clavier dès la fin août et j’ai fait pas mal de spéléos sur les sites de comparatifs de matériel de bureautique. En gros, j’avais deux options : acheter un clavier Apple (pas totalement compatible PC) ou acheter un clavier Logitech Perfect Stroke.USB. J’ai beaucoup hésité à cause du prix (60 € lorsque je l’ai acheté) mais un post de Comte_de_X sur son blog a fini par me convaincre. J’adore mon nouveau clavier. D’une part, il est confortable, d’autre part, l’écart des touches est parfait pour moi : je fais beaucoup moins d’erreurs de saisie.

    • Le fauteuil de bureau

Mon ancien fauteuil était adapté à mon ancien bureau mais pas à moi et j’avais souvent voire tout le temps mal au dos. Encore une distraction qui me faisait perdre du temps et de la motivation pour rester au moins 1h30 assise tous les soirs à écrire. J’ai donc décidé de le changer aussi et j’ai vite compris que Leboncoin était mon ami. En effet, les fauteuils de bureau avec un système de bascule et de nombreux réglages (hauteur de siège, hauteur de dossier, hauteur, écartement voir éloignement des accoudoirs, etc.) coûtent tous très cher (à partir de 300€ jusqu’à 2000€ !). J’ai donc fait une veille et trouvé un fauteuil Kendo de la marque Eurosit pour 30 € sur Leboncoin, vendu par une personne qui déménageait. Et depuis, c’est le bonheur.

    • Le repose pieds

 

C’est le petit luxe que je me suis offert. Une entrée de gamme d’Ikea qui me permet d’étendre mes jambes tout en écrivant, ce qui me soulage des tensions de la journée.

L’amélioration de mon poste de travail m’a permis d’améliorer mon confort et surtout ma concentration. Et mieux j’étais concentrée, plus vite j’écrivais. Cette année, pour la première fois en 4 participations, je n’ai pas brodé pour atteindre mon word count ni regardé ma montre en me disant qu’il fallait que je reste encore assise une heure de plus pour atteindre mon quota du jour et que c’était la galère et que j’avais mal au dos, aux mains, aux poignets, etc.

Lorsque j’étais assise à mon bureau, toute mon attention, tout mon esprit étaient focalisés sur mon NaNo et ce fut un plaisir. Bien sûr, il y a eu des choses qui ont fait que je me suis levée de mon bureau en pleine session d’écriture, mais ça c’est une autre histoire ;).

Fin du NaNo 2013 : premier bilan

Le NaNo s’est terminé hier soir. Malgré mon envie de faire la fête avec la communauté présente sur les réseaux sociaux, la crève a eu raison de moi et je suis allée me coucher pratiquement avec les poules.

Premier constat : j’ai gagné mon défi cette année.  Yeah.
4 participations, 3 victoires. Le score est honorable il me semble.

nanosquare

Deuxième constat : Je suis passée de Word à Scapple + Excel + Scrivener + Ommwriter (merci Isa pour la suggestion): 4 logiciels !

Pourquoi ?

    1. Scapple est un logiciel d’écriture libre/mind mapping qui m’a permis de jeter dessus toutes mes premières idées et ensuite de les enrichir puis de créer des liens logiques entre elles.
    1. Excel est intervenu là où Scapple montrait ses limites : au moment où j’avais besoin de créer mon plan de scènes : j’avais besoin d’un véritable tableau. De plus, c’est Excel qui me permet de conserver mes statistiques d’une année sur l’autre.
    1. Scrivener a répondu à toutes mes frustrations : garder toutes mes recherches en un seul et même fichier, réunir tout mon travail de préparation et mon manuscrit dans un seul document, pouvoir visionner facilement la structure de mon texte et ses différentes statistiques, etc. Il y aurait tant à dire mais d’autres blogs ont déjà traité le sujet.
    1. Ommwriter est l’application qu’il me fallait pour me retrouver seule face à mon texte sans autre stimulation visuelle sur le bureau de mon ordinateur. C’est sur Ommwriter que j’ai réalisé mes meilleurs scores en mots/heure. J’aurais encore quelques petites choses à dire au sujet de cette application mais ce sera pour une autre fois.

Troisième constat : l’importance des réseaux sociaux et du chan IRC

Pendant la période de préparation, quelqu’un m’a suggéré d’utiliser Pinterest pour compléter mes recherches, notamment me faire une idée plus précise de l’aspect visuel des settings de mon NaNo et du look de mes personnages. Ce fut presque une révélation pour moi, je n’avais jamais pensé à le faire. J’y ai passé presque 3 après-midi de préparation mais ce fut plus fructueux que ce que j’avais utilisé comme outils jusque là (feuilles de perso, questionnaires de travail, recherches Google…). J’ai rassemblé tout l’univers visuel de mon NaNo en une dizaine d’albums classés selon leur rapport avec les personnages. Grâce à cet outil, j’ai beaucoup mieux avancé dans les recherches pour mon histoire que les autres années.

Ce n’est un secret pour personne (en tout cas pas parmi les gens qui me connaissent), je ne suis pas une grande fan des forums. Cela s’est traduit les années précédentes par un ou deux posts sur le forum puis plus rien.

Depuis l’an dernier, la page Facebook du NaNo français est régulièrement active et je me suis surprise à l’apprécier la plupart du temps. J’ai posté sur le groupe plus souvent que je ne l’aurais cru possible, des partages de ce que j’étais en train de vivre (poke @ComtedeX pour le clavier), des messages de soutien (les parents NaNo sont des warriors), des coups de ouin-ouin parce que je ne pouvais pas aller à la Kick-Off, des remerciements pour le soutien que j’ai reçu.

Etant maman d’une petite de 10 mois, travaillant à temps plein et ayant passé le périf parisien, Il m’était difficile d’aller aux Write-Ins. Ma journée commence en général à 6 heures du matin et je ne suis libre qu’à partir de 20h30 pour écrire,  et je m’effondre de sommeil vers 22h30. Il était donc primordial de rentabiliser mon temps. Pour cela, j’ai utilisé le chan IRC du Nano et les word wars qui y sont régulièrement organisées. Les NDDLE qui se déroulaient sur le chan les samedis soir m’ont été d’un grand secours. D’une part parce qu’elles m’ont permis de faire des week-ends à 10k (ce qui m’a ensuite laissé le loisirs de prendre 4 jours de repos non consécutifs prendant le NaNo) et parce que, par principe, les word wars se font par équipe. Il y avait donc une double motivation : faire monter le word count et taper le plus vite possible pour ne pas « laisser tomber » mon équipier(e) et remporter la word war. Même si je trouvais cela un peu bizarre la première année que je l’ai utilisé, le Chan IRC est vraiment un moteur à explosion de WC pour les wrimos qui ne sortent pas de chez eux et qui ont besoin d’un petit turbo en termes de motivation.

Quatrième et dernier constat : Je suis toujours aussi nulle lorsqu’il s’agit de faire des descriptions, il va falloir que je bosse sur ce point.